Fête, gastronomie et douceur de vivre…
la Belgique est un plat pays, certes, mais son relief, ce sont ses habitants – chaleureux, drôles et accessibles – qui le lui donnent. Mieux: le royaume est devenu la patrie de l’humour décalé, le paradis de l’autodérision. Des qualités que les Français ne manquent pas d’apprécier…
C’est vrai, il y pleut souvent. Et le ciel y est, la plupart du temps, gris et bas. Mais ces considérations météorolo- giques se font vite oublier lorsque l’on touche au cœur du pays. Car comme l’avait si bien montré Dany Boon dans le film «Bienvenue chez les ch’tis» (2008), les gens du Nord ont ce «petit quelque chose d’attachant» dont on a du mal à se défaire…
des fêtes, des fêtes… Encore des fêtes !
Côté patrimoine, nulle montagne dans le plat pays, peu de bords de mer, mais un concentré de richesses artistiques et culturelles remarquables. Des églises gothiques en abondance, des musées, une nature qui invite à la balade à vélo, des marchés aux fleurs et, sur- tout, des fêtes, des fêtes et encore des fêtes… Un esprit qui ne manque pas de surprendre les Français fraîchement débarqués en Belgique qui, en général, assimilent assez rapidement cet art de vivre.
Tout au long de l’année des proces- sions, des marches, des parades, des cortèges carnavalesques ou historico- religieux, des kermesses et ducasses dédiées aux saints locaux sont orga- nisés… Chaque village, chaque région, entretient farouchement sa tradition. Le folklore belge est en effet très actif et beaucoup plus vivant que dans les pays voisins.
Quelques belgicismes
Quelques règles de savoir-vivre (à mémoriser !)
- Pour se saluer, on se fait la bise (en général, une seule fois, plus exceptionnellement trois), même entre garçons.
- On boit la bière de la main gauche, et jamais sans avoir trinqué.
- On ne se moque pas de l’accent belge (ou alors, discrètement).
- Si on vous invite à «dîner», venez le midi et non le soir. En Belgique, le mot «déjeuner» désigne en effet le petit-déjeuner, le mot «dîner» correspond au déjeuner, et le mot «souper» au dîner. De même, «boire le café» revient à prendre le goûter.
- Au niveau professionnel, la simplicité est de mise et les rapports hiérarchiques sont peu ostentatoires.
- On aime le consensus en Belgique. Polémiquer pour le plaisir de prendre la contrepartie d’un interlocuteur n’est pas une preuve d’intelligence.
- Les retards intempestifs ne sont pas de mise, seul le «quart d’heure académique» est toléré.
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